Charles Ier Brûlart de Genlis

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Charles Ier Brûlart de Genlis
Biographie
Naissance
Ordre religieux Bénédictin
Décès
Abbé de l'Église catholique
Abbaye de Neauphle-le-Vieux
Abbaye de Joyenval
Depuis
Abbaye Saint-Magloire de Léhon
Autres fonctions
Fonction religieuse
Abbé commendataire

Charles Ier Brûlart de Genlis, dit Léon, né en 1571 et mort en 1649 est un religieux, officier et diplomate français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Armes de la famille Brûlart : « De gueules, à la bande d'or, chargée d'une traînée de sable, accompagnée de cinq barillets du même ». Blason de Brulard de Sillery, seigneur de Genlis, de Sillery et de Puisieulx[1].

Charles Ier Brûlart est le fils de Pierre Brûlart de Genlis (1535-1608), seigneur de Genlis et de Crosne, qui se maria le avec Madeleine Chevalier (morte vers 1610-1611). Il est le petit-fils de Noël Brûlart de La Borde (1486-1557), secrétaire d'État aux affaires étrangères de Charles IX et d'Henri III, et de son épouse Isabeau Bourdin.

Il fait partie d'une fratrie comptant neuf enfants, dont son frère Pierre Brûlart de Genlis qui sera également abbé de l'Abbaye de Joyenval et conseiller au Grande Conseil de France.

Il aurait épousé la veuve d'un trésorier de France qui était propriétaire d'une terre de 4 000 livres de rente et avec laquelle il aurait eu un enfant[2].

Il a vraisemblablement fait construire le château de son domaine de Triel, qu'il lègue à son petit-neveu Florimond II Brûlart de Genlis en 1649, à charge de substitution à l'aîné de la branche de Genlis.

Carrière[modifier | modifier le code]

Charles Ier de Genlis, seigneur de Chrosne et de Triel[3], fut chanoine de la cathédrale Notre-Dame de Paris, conseiller au Parlement de Paris, abbé commendataire des abbayes de Saint-Pierre de Neauphle-le-Vieux de 1621 à 1649, qu'il résigne au profit de son neveu Charles II, et de Joyenval.

Il fut également prieur de l'abbaye Saint-Magloire de Léhon en Bretagne, conseiller au Parlement de Paris, conseiller puis doyen du Conseil d'État, ambassadeur de France à Venise (en 1612-1615 et 1631), ambassadeur en Suisse en 1629[4],[5] et en Allemagne pour sa seconde mission du au . Il réside alors à Ratisbonne et a pour secrétaire Jean Antoine Scopa chargé des démarches relatives à l'exécution du traité de Cherasco qui sera signé le [6] à la Diète de Ratisbonne en 1630, diplomate pour le François Leclerc du Tremblay (1577-1638), dit le Père Joseph[7],[8],[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Armorial général.
  2. Racines histoire, op. cit., p. 13.
  3. Henri Brame, « Historique de l'abbaye Saint-Pierre de Neauphle-le-Vieux », Revue Mabillon, 2e série, no 43, 1931, 21e année, no 83, pp. 121-122; 240-249 (en ligne sur Gallica).
  4. BnF, département des ms, folio 93 : Harangue de Carlo Emanele Casati, ambassadeur d'Espagne aux Cinq Cantons, en réponse à celle de Charles Brulart de Genlis dit de Léon, 1629, [1].
  5. Bibliothèque nationale de France, cote : Cinq cents de Colbert 372-374, III suite, 411 p., correspondance de Philippe de Béthune ambassadeur de France en Italie 1615-1620, [2].
  6. BnF, cabinet des ms, Cinq cents de Colbert - 397-398, foliation p.957, [3].
  7. Archives départementales de la guerre, château de Vincennes, index de la sous-série A1, t. III, p.96, références A1 11- pièces 73 et 75; A1 11 pièces 84 et 85; A1 11- pièces 88 et 95 et 15, 34 et pour Père Joseph : A1 16, 17, 20, 22.[4].
  8. L. Moreri, Le grande dictionnaire historique ou Le mélange curieux…, t.1, 1718, p. 1055.
  9. Étienne Pattou, Racines histoire, [5], p. 14.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]