Mariano Luis de Urquijo

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Mariano Luis de Urquijo
Illustration.
Fonctions
Secrétaire d'État d'Espagne

(4 ans, 11 mois et 20 jours)
Monarque Joseph Bonaparte
Prédécesseur Pedro Cevallos
Successeur Juan O'Donojú

(9 mois et 22 jours)
Monarque Charles IV
Prédécesseur Francisco de Saavedra y Sangronis
Successeur Pedro Cevallos
Biographie
Nom de naissance Mariano Luis de Urquijo y Muga
Date de naissance
Lieu de naissance Bilbao (Espagne)
Date de décès (à 47 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Sépulture Cimetière du Père-Lachaise
Nationalité Espagnole
Diplômé de Université de Salamanque
Profession Diplomate
Traducteur

Mariano Luis de Urquijo y Muga, chevalier d'Urquijo (1768-1817) est un homme d'État espagnol.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Bilbao, il étudia le droit à Madrid et à Salamanque et passa quelques années en Angleterre. Il commença sa carrière politique dans la diplomatie, et traduisit en 1792 à 24 ans la tragédie de Voltaire La Mort de César, qui fut condamnée par l'Inquisition. Il se fit ainsi remarquer du comte d'Aranda qui le fit entrer au secrétariat d'État cette même année comme Oficial mayor.

Il fut nommé par Charles IV Premier Secrétaire d'État (premier ministre) lors de la retraite de Saavedra le , charge dans laquelle il se maintint jusqu'au . Durant son mandat, il encouragea l'industrie, fit des efforts pour relever la marine, introduisit la vaccination en Espagne, abolit l'esclavage, mais s'attira de puissants ennemis en ayant voulu s'attaquer aux privilèges de l'Inquisition. Il profita également de l'invasion des États pontificaux pour élaborer des mesures, nommées « schisme d'Urquijo » (1799), par lesquelles les évêques espagnols auraient récupéré des compétences jusque-là réservées au Saint-Siège, telles que les dispenses matrimoniales. Il fut en cela appuyé par le clergé de tendance janséniste, comme l'évêque de Salamanque Antonio Tavira. Sa politique extérieure, notamment après le coup d'État du 18 Brumaire en France[1], et ecclésiastique, ainsi que les intrigues de Godoy causèrent sa disgrace. Il fut ensuite enfermé dans les cachots de Pampelune.

Il reconnut Joseph Bonaparte comme roi d'Espagne et revint au pouvoir comme Ministre d'État du au . Après la chute de Joseph, il dut quitter l'Espagne et vint se fixer à Paris.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (42e division)[2].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emilio La Parra Lôpez, Les changements politiques en Espagne après Brumaire, Annales historiques de la Révolution française, Année 1999, 318, pp. 695-712
  2. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, , 867 p. (ISBN 978-2-914611-48-0), p. 757

Annexes[modifier | modifier le code]

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